Les 3 poireaux

Le groupement de petits producteurs

Nous faisons de la distribution de produits issus de petites structures agricoles et artisanales privilégiant la qualité écologique et biologique de la production à la quantité.

Tous nos produits sont achetés directement aux producteurs, sans intermédiaires.

Nous rencontrons des producteurs et choisissons leurs produits en tenant compte de leur manière de travailler – respect de la terre, des animaux, de l’environnement et des hommes – et de la qualité gustative de leurs produits. Nous assumons la part de subjectivité et d’affectivité que peuvent comporter nos choix mais la qualité demeure le critère déterminant de nos sélections.

Rester au plus près des cycles saisonniers peut être une contrainte frustrante : les légumes d’été n’arrivent pas en avril avec les premiers jours de soleil ! Mais elle a aussi ses attraits… Que vaut un abricot fraîchement cueilli sur un coteau de la Drôme lorsque cela fait 10 mois que l’on en a oublié la saveur ?

L’aléa du goût d’un même produit n’est pas seulement dû aux saisons mais à de très nombreux facteurs, qui peuvent aller du climat à l’humeur du jour de la bergère ou du maraîcher. Cette diversité là nous l’assumons avec les moments d’exception qu’elle procure et les risques de déception qu’elle comporte. Elle nous oblige à être toujours attentifs et vigilants au cours de nos approvisionnements.

Sans négliger des produits dont la réputation n’est pas à faire mais dont nous cherchons toujours les meilleurs spécimens (telles les saucisses de Morteau ou les olives noires de Nyons), nous proposons – toujours dans un souci de ‘dé-standardiser’ les goûts – des légumes qu’on ne trouve pas facilement (comme les pâtissons ou le chou kale), des produits injustement dépréciés (comme l’andouille de Guémené) ou par nature issus de très petites productions (huile de cameline, sirop de sureau, sorbet à la gentiane).

Concernant les labels : dans un souci de transparence et de confiance à l’égard des consommateurs, nous choisissons exclusivement des fruits, légumes et viandes issus de l’agriculture biologique. Lorsqu’ils existent dans les régions où nous nous rendons, nous privilégions des produits labellisés Nature & Progrès (qui certifie depuis 1964 le respect strict de l’agriculture biologique en prenant en compte une dimension globale de la production – dont la cohérence du mode de distribution – et non seulement biologique comme le label AB) ou Demeter (certification biodynamique dont l’origine remonte aux années 1920). Mais les labels ne sont pas pour nous un critère exclusif, et nous restons surtout attentifs à la qualité gastronomique et à l’héritage de la tradition. D’ailleurs, tous les artisans producteurs que nous démarchons étaient ‘bio’ de fait bien avant que n’existe ou qu’ils ne reçoivent la qualification biologique.

Concernant l’origine de nos produits nous regardons la dimension « locale » de la production, en précisant :

1/ que le « local » peut être géographique : si on peut le considérer de quelques dizaines de kilomètres dans un espace rural où la production est dense et diversifiée dans le cas de Paris on peut sans doute l’étendre à tout le Bassin de la Seine. Le long de la Seine et de ses affluents, nous cherchons la proximité par rapport à Paris mais aussi la proximité entre les producteurs entre eux, ceux d’un même « pays » ou d’une même vallée ;

2/ que le « local » peut être aussi gastronomique, c’est le terroir : comme on ne fera jamais de la saucisse de Morteau, du Saint Nectaire ou du thé dans le Bassin parisien, il faut bien, à moins que l’on prenne le parti de s’en passer, aller chercher ces « produits locaux de provenance lointaine ». Pour cela, nous choisissons des modes de transports alternatifs quand ils existent (la voile ou la péniche), effectuons nous-mêmes des tournées d’approvisionnement au cours desquelles nous réunissons les produits de nombreux producteurs ou recourons ponctuellement à des transporteurs ;

3/ et que le « local » peut enfin être relationnel : « faire du local » étant nous semble-t-il surtout une attitude de rencontre et une volonté de garder des liens directs avec les producteurs et les clients. En ce sens, circuit-court n’implique pas forcément une proximité géographique.

Pour finir, nous sommes attachés à : – la simplicité de la procédure, dans le respect strict des normes d’hygiène alimentaire ; – la simplicité de l’offre : nous offrons ce que les producteurs, la terre et la saison ont à nous offrir ; – la simplicité de la présentation : un simple cageot, tel que nous les recevons chez les producteurs, et qui a l’avantage d’être longtemps réutilisable ; – la simplicité des relations avec nos fournisseurs et nos clients. Notre activité est née dans un cercle d’amis, ou d’amis d’amis, et nous tenons à préserver cet état d’esprit initial.

Que soutenez-vous en achetant un panier 3 poireaux ?

De petites productions « locales » aux méthodes de travail exigeantes en main d’œuvre et en savoir-faire

  • Le maraîchage biologique est particulièrement contraignant. Il nécessite un soin méticuleux pour anticiper les maladies et toutes les agressions de la nature qu’on ne pourra éradiquer avec une solution chimique. Et il est cependant très peu rémunérateur : on compte 1ha à 1,5ha par homme-temps plein, soit un salaire à dégager d’un nombre limité de paniers hebdomadaires potentiels. On estime qu’aujourd’hui en France un maraîcher bio gagne en moyenne 800€ nets par mois pour 50 heures minimum de travail par semaine ;
  • La taille des exploitations ne permet qu’une faible mécanisation : il faut décortiquer haricots et flageolets ou déterrer les carottes à la main ;
  • La fabrication d’1 kg de beurre de ferme nécessite 22 litres de lait, contre 1 litre de lait pour 1 kg de yaourt ; si vous comparez au prix proposé par la coopérative pour le rachat de 22 litres de lait, vous comprenez que le crémier, s’il veut continuer à offrir du beurre à ses clients, doit le vendre cher et pourtant avec une très faible marge ;
  • Le travail du lait pour faire un Saint-Nectaire fermier se fait immédiatement après la traite, soit deux fois par jour sans interruption possible toute l’année ;
  • Le saucisson artisanal fabriqué avec les porcs de la ferme suppose que l’exploitant soit aussi éleveur, c’est à dire qu’il fasse un double travail par rapport à celui qui se consacre uniquement à la salaison

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