Les fermes du Perche

Pour ceux qui demandaient, le Perche c’est vers Nogent le rotrou, une 50e de km après Chartres

Tarte Tatin aux tomates cerises

  • 750 g tomates cerises
  • 1 gousse d’ail
  • 1 pâte brisée ou feuilletée au choix
  • 4 cs de vinaigre balsamique Corto ou 6 cs du commerce
  • 2 cs de sucre de canne complet
  • 1 cc de miel
  • parmesan rapé
  • 2/3 cs de semoule fine
  • persil, basilic herbes de Provence selon vos disponibilités
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre

Je me suis inspirée de plusieurs recettes trouvées sur le Net et voici ma recette testée avec les tomates cerises des Potagers de Marcoussis, le vinaigre Corto, les herbes de Provence de la Vie en Herbes,  le sucre de canne de chez Artisans du Monde et ce plat accompagné d’une Batavia de chez Evain.

Préchauffer le four à 200°C.

Dans une poêle, faites chauffer l’huile d’olive et ajouter l’ail écrasée, le vinaigre, le sucre et le miel afin d’obtenir un sirop.

Baisser le feux et ajouter les tomates cerises lavées. Cuire 10 mm.

Tapisser un moule à gâteau de papier sulfurisé. Déposez les tomates (j’ai coupé les plus grosses en deux et mis la face bombée en dessous).

Continuez à chauffez le sirop et le jus des tomates jusqu’à obtention d’un sirop. Le verser sur les tomates.

Saupoudrez vos tomates de parmesan  et de semoule fine ( qui absorbera le jus). Salez, poivrez, ajoutez vos herbes aromatiques.

Abaissez la pâte dessus et glissez bien les bords à l’intérieur du moule.

Quelques trous à la fourchette sur la pâte et au four pour 30 mn.

Laissez tiédir la tarte dans le four porte ouverte et démoulez.

Visite de la ferme du bout de chemin : Oh le beau bocage !

En ce beau mois d’avril, Guy et Alicia nous ont accueillit dans leur bocage merveilleusement préservé pendant une petite semaine. Nous nous efforçons ici de partager avec vous nos sentiments et surtout l’atmosphère qui règne en ce lieu.

Ici sévit une faille temporelle nous confit rapidement Guy. Le temps file plus vite qu’ailleurs ! En même temps, on est toujours occupé et être paysan : «  c’est surtout savoir gérer les urgences ! » Du coup, les journées s’envolent plus vite que les canards vers la mare.

Les urgences du quotidien sont donc traitées. Mais tranquillement et avec décontraction. De toute manière dès qu’une tâche est accomplie, une autre est nécessaire. C’est ainsi que nos hôtes prennent le temps de se poser dans le pâturage et de répondre à nos questions de béotiens – ou de Parisiens – en regardant les agneaux de l’année gambader comme des enfants dans une cour d’école.

Car en ce moment nous sommes en plein agnelage et les petits sont donc partout. Cette année, il y a très peu de doubles agneaux et beaucoup de femelles. Un phénomène qui pourrait s’expliquer par la sécheresse de l’an dernier ou les brebis, qui n’ont pas eu abondance, ont inconsciemment préféré donner un seul petit et des femelles pour garantir la survie du troupeau.

C’est exactement le genre de théorie et de questions que ce posent Guy et Alicia pour essayer de comprendre et de défricher une méthode d’élevage basée sur l’observation, le comportement et le dialogue. Nous sommes à l’opposé de l’animal-machine. Ici, presque tout le monde a un nom. De Canapêche la cane, à Libellule la cochonne, en passant par les reines des lieux, j’ai nommé les brebis : Marteau, Étoile, Licorne, Fourchette, SM et leurs agneaux : Poussière, Zorette, Mouton, 69. (Mes excuses à ceux et celles oubliés dans ce bref casting)

Avoir un nom, c’est la première étape clé pour pouvoir humaniser et adopter une bienveillance sur l’autre. Animal ou Humain.

J’avoue que mon regard sur l’élevage a été bousculé par les usages de Guy & Alicia. Pourtant mes parents ont eu une ferme familiale et j’ai grandi entouré d’animaux, mais à aucun moment je n’ai partagé quelque chose avec eux. Je sais dorénavant que si l’on se met à l’écoute des animaux, on devine leur caractère et leurs émotions et qu’alors il est possible de les élever respectueusement sans les contraindre.

Et si l’idée romantique de tout plaquer pour élever des moutons vous séduit, attendez un petit peu avant de donner votre démission ! C’est déjà fait ? Mince ! Soyez donc prêt à vous mettre à table pour votre unique repas du jour à 22h. À parcourir une dizaine de kilomètres dans les pâturages à poser des filets et porter de l’eau. À pratiquer des soins ostéopathiques aux brebis et donner des biberons de complément à certains agneaux. À surveiller le chant des poules pour savoir où sont les nouveaux endroits de pontes. Et surtout à surveiller la météo et à danser pour que la pluie arrive régulièrement afin qu’il y ait assez d’herbe pour tout ce petit monde.

D’ailleurs, même philosophe, Guy est inquiet. Cette année s’annonce sous de mauvais hospices. La sécheresse sévit déjà et l’herbe ne profite pas suffisamment vite pour sustenter le troupeau. Il faut vite réfléchir à une source de nourriture complémentaire qui soit à la fois en phase avec les exigences de Guy et Alicia (Nature et Progrès) et la fragile balance économique de la ferme. Une culture de betterave biologique est en préparation. Nous avons d’ailleurs participé à l’épandage du fumier maison sur la parcelle en question. Espérons que cela puisse suffire, car déjà pour les agneaux de l’an passé, le surcout des compléments d’alimentation à cause du manque d’herbe dû à la sécheresse s’élève à 60 € par agneaux. Soit une hausse de 23 % que Guy se refuse de reporter mécaniquement sur le prix de vente de l’agneau. Il préfère laisser le soin au consommateur de choisir si, oui ou non, il souhaite payer un peu plus cher un produit d’exception et acheter alors son agneau en pleine conscience de sa valeur.

Grand merci à Guy et Alicia pour votre accueil et à très bientôt

David, Élodie, Lou & Édouard

Envoyés spéciaux des Barbes Vertes

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Parmentier de boudin noir

Pour 4 personnes

  • 1 kg de pommes de terre à chair fondante
  • 2 bocaux de 200g de boudin noir
  • Beurre, lait.
  • Sel, poivre

Faire une purée de pomme de terre comme vous l’aimez (lait + beurre ou beurre + jus de cuisson de p. de t.) pas trop liquide.

Faire revenir le boudin noir dans une poêle à feu vif quelques minutes.

Beurrer un plat allant au four. Etaler la moitié de la purée, puis le boudin et finir avec le reste de purée. A l’aide d’une fourchette faire de jolies rayures sur le dessus de la préparation.

Passer au grill pour réchauffer et dorer le dessus.

Cake à la farine de maïs

Le maïs, ce n’est pas que pour les poules ! On pense maïs en grain mais pas toujours à la farine. Naturellement sans gluten et d’une jolie couleur beurre frais, on  y pense pour faire des tortillas maison mais on peut aussi l’utiliser pour des préparations sucrées. La recette que je vous propose a fait l’unanimité lors de la dernière AG de l’association.

Je vous propose une version à l’huile de coco qui donne un léger parfum mais on peut également utiliser du beurre.

  • 225 g de sucre
  • 100 g huile de coco (ou 130 g de beurre en pommade)
  • 3 œufs
  • 225 g  de farine de maïs
  • 1 c à c de vanille en poudre
  • 150 ml de lait (ou boisson végétal)
  • levure chimique (le bicarbonate de soude ça marche aussi !)

Préchauffer le four à 170°C. Surtout pas trop chaud ! Le gâteau doit cuire lentement.

Faire blanchir les jaunes d’œufs avec le sucre. Ajouter le lait puis la farine mélangée avec la levure et la vanille.

Battre les blancs en neige et les incorporer à la préparation.

Dans un moule à cake beurré, enfourner pour 70 à 90 mn. Oui, c’est un peu long mais ça en vaut la peine ! Vérifier la cuisson en piquant le cake avant sa sortie du four. La cuisson est un peu capricieuse.

Démouler tiède. Si on démoule trop chaud, le gâteau casse. Croyez-en mon expérience….

 

Parmentier de carottes aux lentillons.

On peut, en effet, se demander ce que sont les lentillons. Benh, cela ressemble fortement aux lentilles :-). Et en tant qu’ingénieure en optique, les lentilles, ça me connaît !

Les lentillons : ce sont des lentilles mais en mieux : facile à cuisiner (seulement 35 à 40 mn à l’eau bouillante), c’est fondant, la peau est moins épaisse et c’est un chouilla plus riche en protéine.

Les lentillons, c’est toutes les recettes à base de lentilles mais j’en ai une originale qui plaira aussi aux végétariens. Cette recette est inspirée d’une recette de Marie Laforêt, la papesse de la nourriture 100 % végétale mais qui mettait de la patate douce à la place des carottes et là c’était un peu bourratif.

Pour 4 personnes : En gras, les ingrédients que l’on peut trouver chez nos partenaires.

300 g de lentillons

2 cuillères à café de bouquet garni + 1 filtre à café

2 gousses d’ail

Herbes de Provence

Huile d’olive

Crème fraîche ou crème de soja.

1 kg de carottes

2 pommes de terre

Sel, poivre

 

Faire cuire les lentillons dans de l’eau bouillante non salée 35 nm (al dente) ou 40 mn (fondant) avec le bouquet garni dans le filtre à café fermé par un trombone ou une agrafe et les 2 gousses d’ail. Egouttez et rincez les lentillons.

Pendant ce temps, faire cuire les carottes à la vapeur avec les pommes de terre et mixez avec la crème pour faire une purée + sel + poivre.

Mettre les lentillons au fond d’un plat et mélangez avec de l’huile d’olive et quelques herbes de Provence + sel + poivre.

Versez la purée de carottes sur les lentillons. Faire réchauffer le tout (micro-onde ou autre) avant de servir.

Le mélanges des  2 couleurs est très appétissant et mes enfants adorent !

Bon appétit !

Madame µ.

 

 

 

 

 

Soupe froide au concombre

Pour 4 personnes

ingrédients :

2 concombres

1 avocat

1 jus de citron

1/3 d’oignon rouge

150 g de fromage frais ail et fines herbes (ex : fromage à tartiner bio Bonneterre)

2 ou 3 cuillères à soupe de soja type yaourt de soja (ex : Provamel soja naturel)

6 feuilles de menthe fraiche du jardin

Une pincée de piment d’Espelette

Mettre tous les ingrédients dans le bol du mixer et mélanger. Pour obtenir un velouté terminer le mixage dans le blender.

Placer au réfrigérateur 2h

 

Servir avec des croutons et/ou des dés de brique de chèvre, des carrés de tofu (pour un repas complet).

Pour les sudistes rajouter quelques gouttes de Tabasco

Mijoté de Brebis version été/hiver

Bonjour à tous,

La qualité des produits de nos partenaires m’ont donné envie de vous faire partager mes recettes de cuisine spécialement conçues pour les mettre en valeur.

Je vais commencer cette série de recettes par une approuvée par notre chère présidente qui, le jour où elle l’a goûtée, s’est resservie deux fois…

Bon, en fait, je n’ai rien inventé du tout. Je n’ai fait que reprendre les bonnes vieilles méthodes de ma maman qui partait le matin au travail en laissant mijoter le plat, et moi, j’étais chargée de l’éteindre en rentrant de l’école le midi.

Pour ceux qui se dirait que la viande de brebis, c’est trop fort en goût, que nenni ! Je vous assure que ça passe tout seul, mes enfants en raffolent ! Et pour ceux qui ne seraient  pas convaincus alors commencez en prenant un sauté de brebis et mélangez avec un sauté de porc et doublez les proportions des autres ingrédients.

Les ingrédients « en gras » de cette recette sont déjà disponibles (à la création de cet article) chez nos partenaires, pensez-y !

 

Pour 2 adultes et 2 enfants gourmands :

Version hiver :

500 g sauté de brebis

750 g pommes de terre (chair ferme ou tendre, mais perso, je préfère tendre)

2 oignons

2 feuilles de laurier

½ litre de bouillon (légumes ou volailles selon les goûts)

Sel, poivre

 

Version été :

500 g sauté de brebis

500 g courgettes

3 tomates

2 oignons

Herbes de Provence

½ litre de bouillon (légumes ou volailles selon les goûts)

Huile d’olive, Sel, poivre

 

Eplucher et émincer les oignons, faites 2 tas.

Peler les pommes de terre et les couper en rondelles fines, idem, séparer en 2 parts égales.

Couper la viande en cubes de 2 cm de côté et dégraisser si besoin.

 

Dans une mijoteuse électrique ou dans une cocotte, huiler le fond du plat et mettre en alternance une couche de pommes de terre + une feuille de laurier (ou courgettes + tomates + herbes de Provence), une couche d’oignons, la viande et recommencer : pommes de terre + laurier (ou courgettes + tomates + herbes de Provence) et finissez par les oignons. Sans oublier un peu de sel et de poivre à tous les étages !

Arroser d’un filet d’huile d’olive et couvrez de bouillon. Pour la version été, mettez-en moins car les courgettes et les tomates feront le reste.

Si vous optez pour la version cocotte, faites chauffer à feu vif (mais pas trop jusqu’à ce que le bouillon frémisse) puis laisser mijoter 2 heures à feu très doux.

Pour la version mijoteuse électrique, programmer pour 2h 30 de cuisson.

Recette à préparer le matin pour être sûr de se régaler à midi !

Si vous avez des idées, commentaires ou idées de recettes à partager contact@lesbarbesvertes.fr et on me retransmettra.

Bon été à tous !

 

Madame Mu.

Les risques des nouveaux OGM

Connaissez vous ces nouveaux OGM, que l’industrie agro-alimentaire veut nous imposer en catimini sans étiquetage ?

Daniel Evain est ingénieur agronome spécialiste des OGM (il a travaillé pour Monsanto), maraîcher bio en AMAP dans l’Essonne, et membre du Haut Conseil des Biotechnologies.

Je vous fais suivre son message et vous invite à faire de même…

Bonjour,

De nouvelles techniques de manipulation de l’ADN ont été mises au point. Les industriels refusent de soumettre ces nouveaux OGM à toute réglementation et tout étiquetage. Si nous les laissons faire, nous aurons demain des OGM dans nos champs et nos assiettes sans même le savoir !

Je vous invite à signer une pétition commune à 7 organisations pour exiger de la France a minima l’application de la réglementation OGM à ces nouveaux produits.

Merci de faire suivre largement cette pétition.

www.nouveauxogmjenveuxpas.fr

Explications :
De nouveaux OGM cachés issus de nouvelles techniques génétiques
pourraient bientôt être commercialisés en toute discrétion si nous laissons faire les multinationales (Monsanto, Syngeta, Bayer, Limagrain…). Pour tous ceux qui ne veulent pas avoir sans le savoir des OGM dans nos assiettes et dans nos champs, je vous invite à lire un article du monde

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/04/12/batailles-et-polemiques-autour-des-nouveaux-ogm_4900608_3244.html

et à écouter une émission de France Inter

http://www.franceinter.fr/emission-comme-un-bruit-qui-court-le-long-mois-de-mars#comments
(à écouter à partir de la minute 22 jusqu’à la minute 34.)

Quelques explications pour ceux qui veulent en savoir plus :

Parmi ces nouvelles techniques, une qui est très puissante et qui semble avoir de loin la préférence des industriels s’appelle CRISPR-CAS9. Il s’agit d’introduire au sein des cellules des petits fragments d’ADN, d’ARN qui vont jouer le rôle de ciseaux et qui viennent couper à des endroits précis la molécule d’ADN et provoquer une modification génétique.
Avec cette technique, 3 types de modifications sont possibles:
1) suppression de petits bouts d’ADN, (délétion)
2) changements d’une séquence (éléments constitutifs de l’ADN)
3) ajout de petit fragments d’ADN

Toutes ces techniques provoquent des modifications génétiques, mais les industriels souhaitent que certaines soient dérèglementées, notamment le cas n°2 ci-dessus. Les industriels affirment que la modification provoquée (qui produit un OGM, au sens qu’il a été génétiquement modifié) peut ressembler à une mutation naturelle (mutation ponctuelle) donc il n’y a pas lieu de réglementer.

-> La différence majeure quand même, c’est qu’il peut y avoir des effets que l’on appelle “hors cible”, c’est-à-dire à un autre endroit du génome que celui où on a utilisé notre ciseau génétique. Ces effets non intentionnels peuvent provoquer des problème de santé ou environnementaux.
-> Ce que les industriels tentent également de cacher, ce sont les brevets sur les gènes que ces techniques impliquent. D’un coté ils nous expliquent que c’est naturel pour ne pas avoir de réglementation et de l’autre que c’est brevetable car c’est l’homme qui a réalisé la manipulation génétique.

La vrai solution reste bien sûr l’interdiction de ces techniques car nous n’en avons pas besoin pour produire en agriculture.
La bataille sera difficile mais ce qu’il nous faut obtenir a minima, c’est la réglementation et l’étiquetage de ces nouveaux OGM, pour ne pas les acheter et les boycotter comme les premiers ogm.

Merci de faire suivre ce message

Cordialement,
Daniel Evain